Érigé en quartier de la commune urbaine de Kankan, Makono peine encore à bénéficier des infrastructures et des services de base. Située à une quinzaine de kilomètres du centre-ville, cette localité fait face à un manque d’enseignants, à des difficultés d’accès à l’eau potable et à la dégradation de la route nationale Kankan–Kissidougou.
Malgré la présence d’une école, les habitants dénoncent l’absence d’enseignants, une situation qui compromet la scolarisation des enfants à l’approche de la prochaine rentrée.
« Cet édifice [maison des jeunes, NDLR] a été construit par l’un de nos enfants qui a commencé ses études ici. Nous sommes très contents de son travail. Maintenant, nous connaissons l’importance des études. Nous avons des écoles bien construites, mais elle manque d’enseignants. Nous n’avons aucun enseignant ici. Nous demandons aux autorités de nous aider à avoir des enseignants pour la rentrée prochaine.», plaide Laye Kaba Dioubaté, porte-parole du bureau de la jeunesse.

L’accès à l’eau potable constitue une autre préoccupation majeure. Les habitants, en particulier les femmes, parcourent de longues distances pour s’approvisionner.
« La principale difficulté des femmes ici, c’est l’accès à l’eau. Nous souffrons énormément pour en trouver », témoigne Aïssétou Konaté, résidente de Makono.
À ces difficultés s’ajoute l’état de la route nationale Kankan–Kissidougou qui traverse le quartier. La dégradation de cet axe provoque d’importants nuages de poussière au passage des poids lourds, dégradant le cadre de vie des riverains.
Pour les habitants, l’érection de Makono en quartier devra désormais s’accompagner d’investissements concrets afin d’améliorer les conditions de vie de la population.
Mamadi Kèndè Mara











