Dans le cadre du projet NaturaGuinée, une vaste opération de cartographie participative a été lancée en juin 2026. Portée par la Wild Chimpanzee Foundation et ses partenaires, cette démarche associe directement les villageois à la gestion durable de leurs ressources.

Allier protection de la biodiversité et le développement local n’est plus une simple vue de l’esprit dans la Réserve de Biosphère du Badiar. Dans la foulée de la validation du Plan d’Aménagement et de Gestion 2026-2030, une étape clé a été franchie sur le terrain : la cartographie participative des terroirs villageois. Menée avec l’appui financier de l’Union européenne à travers le projet NaturaGuinée, l’initiative est pilotée par la Wild Chimpanzee Foundation (WCF) en étroite collaboration avec l’Office Guinéen des Parcs Nationaux et Réserves de Faune (OGPNRF).

Un engouement remarquable des populations
Depuis le mois de juin 2026, la dynamique porte ses fruits. Douze ateliers de cartographie participative se sont déjà déroulés dans autant de villages, ancrés dans les communes rurales de Saréboïdo, Sambailo et Guingan.
Au total, 641 habitants ont pris part activement aux travaux, parmi lesquels 216 femmes. Une forte représentation féminine saluée par les organisateurs, qui témoigne de l’appropriation du projet par l’ensemble des forces vives de ces localités. Pour ces communautés, il s’agit de sécuriser les espaces dont elles dépendent au quotidien pour vivre.

Identifier pour mieux gérer et prévenir les conflits
Guidés par les équipes techniques, les participants ont passé au crible les spécificités de leur environnement. Zones agricoles, espaces forestiers, points d’eau, parcours pastoraux, zones de conservation ou encore sites d’intérêt culturel : chaque ressource vitale a été précisément localisée et cartographiée.
Ces précieuses données de terrain serviront de socle à l’élaboration des futurs Plans de Gestion des Terroirs Villageois. Les retombées attendues sont multiples :
• Renforcer la gouvernance et le pouvoir de décision au niveau local ;
• Optimiser l’utilisation des terres pour éviter les empiètements ;
• Prévenir les tensions et conflits récurrents liés à l’accès aux ressources naturelles ;
• Garantir une gestion pérenne des écosystèmes de la réserve.
Une synergie institutionnelle et communautaire
Ce succès opérationnel repose sur un partenariat multi acteurs solide. Outre l’implication décisive des autorités préfectorales, communales et des populations locales elles-mêmes, le projet bénéficie du soutien indéfectible de l’Union européenne (UE), du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD) et de l’OGPNRF.
À l’heure où les défis environnementaux exigent des solutions inclusives, le Badiar s’impose ainsi comme un modèle de gouvernance partagée en Guinée.
Wild Chimpanzee Foundation (WCF)











