En déplacement à Kankan à la suite du décès de sa grande sœur maternelle, le ministre secrétaire général des Affaires religieuses, El Hadj Karamo Diawara, a profité de son séjour pour échanger avec les responsables religieux musulmans de la région.
Au Centre islamique de Kankan, il a animé, ce lundi 24 août 2026, un point de presse consacré à l’organisation et au fonctionnement des mosquées en République de Guinée.
Pendant près de quarante minutes, le responsable religieux a insisté sur la nécessité, pour les imams, les conseils de mosquées et les services des Affaires religieuses, de connaître et de respecter les textes qui encadrent la gestion des lieux de culte.
« Le règlement existe avant le décès, voire même avant la construction de ces mosquées. Il faut respecter ces règlements », a-t-il rappelé.
Selon El Hadj Karamo Diawara, ces règles doivent notamment permettre de prévenir les incompréhensions récurrentes entre responsables religieux et autorités administratives dans plusieurs régions, préfectures et sous-préfectures du pays.
La désignation des imams figure parmi les principales questions abordées lors de cette rencontre.
Le secrétaire général des Affaires religieuses a expliqué que chaque mosquée est dirigée par un imam ratib, assisté de plusieurs adjoints. Toutefois, a-t-il précisé, aucune hiérarchie ne doit être établie entre ces derniers.

« Il n’y a pas de hiérarchie entre les adjoints. Ils sont tous égaux. Il n’y a pas à dire que tel est deuxième, l’autre est troisième. L’adjoint est égal à l’adjoint », a précisé Karamo Diawara.
Cette précision concerne notamment les situations de succession à la tête d’une mosquée.
En cas de décès de l’imam ratib, le choix de son successeur doit, selon lui, se faire conformément aux règles établies et parmi les adjoints répondant aux critères requis.
« En cas de décès de l’imam ratib, le choix doit se faire entre les adjoints. Celui qui aura rempli les critères d’être imam ratib, il le deviendra », a-t-il déclaré.
Au-delà de la succession des imams, le secrétaire général des Affaires religieuses a également insisté sur les relations entre les différents acteurs chargés de la gestion des mosquées.
Imams et adjoints, conseils de mosquées, services régionaux et préfectoraux des Affaires religieuses : chacun doit, selon lui, connaître ses responsabilités et agir dans le respect des textes.
« Ces règlements sont là pour prévenir les conflits avec lesquels nous vivons aujourd’hui », a-t-il souligné.
Pour le responsable religieux, le problème ne réside donc pas nécessairement dans l’absence de règles, mais plutôt dans leur connaissance et leur application.
Il a ainsi appelé les communautés musulmanes à privilégier le respect des procédures plutôt que les rapports de force, notamment lors de la succession ou de la désignation des responsables religieux.
« Il faut respecter ces règlements […] et renforcer les liens de fraternité et d’union entre les Guinéens », a exhorté Karamo Diawara ».

Au cours de cette rencontre, El Hadj Karamo Diawara a également présenté El Hadj Arafan Kaba comme le nouvel inspecteur régional des Affaires religieuses de Kankan.
Il succède à Karama Bagaly Kaba, décédé en avril dernier.
À Kankan, cette rencontre aura donc été l’occasion pour le secrétaire général des Affaires religieuses de rappeler que le respect des textes régissant les mosquées doit contribuer à prévenir les tensions, à clarifier les responsabilités et à préserver l’unité au sein de la communauté musulmane.











