Ce mercredi 15 avril 2026, une importante délégation, conduite par le Premier ministre, chef du gouvernement, ainsi que plusieurs personnalités diplomatiques, a pris part à la cérémonie d’inauguration de l’Institut Pasteur de Guinée.
Situé dans la commune de Dixinn, entre l’Université Gamal Abdel Nasser et l’Hôpital national Donka, cet institut dédié à la prévention et au traitement des maladies épidémiologiques est doté d’équipements de dernière génération. Il s’agit d’un établissement public guinéen autonome, disposant de sa propre personnalité juridique et de ses organes de gouvernance, conformément au droit guinéen.
Créé en 2015, l’IPGui s’inscrit dans le concept « Une seule Santé », qui établit un lien étroit entre la santé humaine, animale et environnementale.
Odette Tomesco Hetto, directrice internationale de l’Institut Pasteur de Guinée, a déclaré : « Ce que nous inaugurons aujourd’hui marque une nouvelle étape dans notre relation. Nous ne sommes plus dans une logique d’accompagnement, mais dans un partenariat d’égal à égal. L’Institut Pasteur de Paris et l’Institut Pasteur de Guinée avancent côte à côte dans une coopération scientifique fondée sur la confiance et le respect mutuel. Cette relation est appelée à se renforcer au fil des années, tout en s’inscrivant pleinement au sein du Pasteur Network, un réseau d’une trentaine d’instituts partageant des valeurs et des missions communes autour de la recherche, du diagnostic et de la formation en santé. »

À en croire la ministre guinéenne de la santé et de l’Hygiènne publique, la France, à travers l’Agence française de développement (AFD), a mobilisé plus de 8 millions d’euros pour la construction de ce bâtiment flambant neuf, désormais au service des activités sanitaires de l’IPGui.
L’infrastructure comprend notamment deux blocs de laboratoires.

Luc Briard, ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone, a souligné que cet investissement dépasse le cadre conjoncturel. « Il s’agit d’un engagement structurel inscrit dans la durée, visant à permettre à la Guinée de disposer, sur son propre sol, des capacités nécessaires pour diagnostiquer, surveiller et combattre les épidémies ».
Si l’institut dispose des équipements modernes et adéquats, il ne manque pas de personnes ressources. C’est du moins ce qu’a fait savoir l’ambassadeur de la France en Guinée : « Mais au-delà des infrastructures, l’essentiel repose sur les ressources humaines : des épidémiologistes, des virologues et des biologistes formés aux standards internationaux », a déclaré le diplomate français.

Du côté du gouvernement guinéen, la ministre Kaité Sall est revenue sur l’importance stratégique de cette infrastructure : « L’Institut Pasteur dispose désormais d’équipements aux standards internationaux, notamment un laboratoire de haute sécurité, une biobanque, une plateforme de diagnostic opérationnelle et un laboratoire de biologie médicale couvrant les besoins en vaccination à l’échelle nationale », indique la ministre guinéenne de la santé.
Face aux partenaires, dame Kaïté Sall a réitéré le soutien du gouvernement guinéen.
« La Guinée réaffirme son engagement à travers la mise à disposition du terrain, des exonérations fiscales et un soutien budgétaire constant. L’Institut Pasteur n’est pas une entité isolée, mais un maillon central de l’écosystème scientifique national que nos deux ministères s’emploient à renforcer. » Promet elle.

À travers cette alliance entre science et souveraineté sanitaire, la Guinée franchit une étape décisive. Désormais, face aux menaces épidémiques, le pays se dote d’une véritable forteresse du savoir.
Après le bâtiment de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, l’insitut pasteur de Guinée dispose désormais de son propre local flambant neuf.
Mamady Kèndè Mara
Mamadi Kèndè Mara











