En prélude à la 18ᵉ édition des « 72 Heures du Livre », prévue les 23, 24 et 25 avril prochains en Guinée, un panel a été organisé ce mercredi 22 avril 2026 à l’Ambassade des États-Unis à Conakry.
Au cours de cette rencontre, quatre auteurs ont présenté le contenu de leurs œuvres littéraires. Parmi eux figure Sansy Diakité Kaba, directeur de la maison d’édition L’Harmattan Guinée et auteur de l’ouvrage intitulé « N’fa ». Une œuvre littéraire qui selon M. Sansy Kaba Diakité, retrace l’histoire de dix-huit générations de sa lignée Kaba de Kankan. Pour l’auteur, l’objectif principal était avant tout d’éduquer ses enfants.
« J’ai mes enfants à l’école. Leurs amis posaient des questions : pourquoi, en Guinée, certains sont Kaba, d’autres Diakité, mais vous, vous êtes à la fois Diakité et Kaba ? Pour répondre à ces questions, j’ai décidé de leur transmettre ce que mon père m’a lui-même transmis. Dans ce livre, il est question de l’histoire de N’fa. Sur dix-huit générations, j’ai compris que, chez les Kaba de Kankan, le premier fils porte toujours le nom du grand-père. Donc “N’fa” est très important. »

Pour lui, ce nom composé est né d’une longue histoire qui continue d’être perpétuée aujourd’hui :
« Kaba Laye est le fondateur des Kaba, le patriarche. Il est allé avec son maître, Karamoko Ousmane Fofana, pour la guerre sainte. Il se trouvait que ce Karamoko avait oublié la canne avec laquelle il attachait son cheval. Il a demandé à ses talibés (disciples) de se retourner pour aller la récupérer. Les autres ont eu peur, sauf Kaba, qui y est allé. Le courage de Kaba Laye a impressionné la contrée de Gbonko. Le roi de Gbonko lui a proposé sa princesse en mariage. Mais il n’a pas accepté immédiatement. Il est d’abord allé demander la permission à son maître. Son Karamoko a accepté. Ils ont scellé le mariage entre Gbonko Diakité et Kaba en prenant un pacte : tous les enfants qui naîtront dans cette lignée porteront le nom Kaba Diakité, “Kaba” pour le père des dix-huit générations et “Diakité” pour rendre hommage à la grand-mère », a-t-il rappelé.

Loin d’être une œuvre de simple divertissement, « N’fa » est, pour l’auteur, un véritable outil d’éducation destiné à ses enfants.
« Voilà ce dont il est question dans ce livre. Mais honnêtement, je l’ai fait pour faire grandir mes enfants », a-t-il résumé à propos de son ouvrage de 180 pages.
S’agissant de cette édition des « 72Heures du Livre », l’organisateur de l’événement indique que cette 18ᵉ édition se distingue par son thème, « Jeunesse et innovation », ainsi que par son lieu de rencontre : le lac Gbassikolo.
Mamady Kèndé Mara pour Kankan24 et Batè FM











