Un climat de profonde consternation règne à Siguiri à la suite d’un violent affrontement armé opposant les localités de Sananfra et de Sonalarô. Selon les informations communiquées par le Dr Abdoulaye Bassirou Condé, médecin lieutenant et chirurgien au district sanitaire de Siguiri, ces heurts fratricides ont fait six victimes recensées et prises en charge d’urgence.
Un conflit fratricide émaillé de fusillades
D’après les précisions médicales, les deux hameaux concernés, bien qu’issus de familles proches (le premier relevant de Kignebakoura et le second de Frenkamaya), ont basculé dans la violence au cours d’un affrontement marqué par des tirs d’armes à feu.
« C’est un drame incompréhensible où l’on en vient à utiliser des fusils contre des membres d’une même grande famille », déplore le corps médical, soulignant la gravité de la situation.
Le bilan des blessés et l’intervention médicale
Les six victimes ont été admises d’urgence à l’hôpital pour y recevoir les soins intensifs nécessaires. Les diagnostics dressés par l’équipe médicale révèlent la lourdeur des blessures :
• Souleymane Traoré (originaire de Frénkamaya / Sonalarô) : Plaie balistique de l’épaule droite et du thorax.
• Douba N’Keïta (originaire de Frénkamaya / Sonalarô) : Plaie balistique de l’épaule droite et du bassin.
• Fodé Mamadi Berété : Victime en transit, touchée par des plombs sur le corps, présentant un traumatisme crânien sans perte de conscience et une plaie balistique du membre inférieur droit.
• Ibrahima Traoré (originaire de Kignebakoura) : Plaie balistique de la cuisse droite.
• Batoman Doumbouya (originaire de Kignebakoura) : Plaie balistique de la cuisse.
• Alamako Traoré (originaire de Kignebakoura) : Plaie balistique de l’hémithorax gauche.
Grâce à la promptitude de la prise en charge médicale, les jours de l’ensemble des blessés ont pu être sauvés à en croire Dr Abdoulaye Bassirou Condé.

Appel à l’action des autorités
Face à la recrudescence de telles violences armées entre des populations unies par les liens du sang, les professionnels de la santé et les habitants appellent les autorités locales à prendre des mesures rigoureuses. Cet épisode tragique relance avec acuité la question de la circulation des armes légères et de la nécessité de renforcer la sécurité et la cohésion sociale dans la région de Siguiri.











