Dans la journée du mercredi 4 novembre le ministre de la sécurité et de la protection civile Albert damatang Camara a au travers d’un communiqué pris la décision d’interdire la vente du carburant dans les endroits non conventionnels notamment les marchés noirs.Une mesure qui continue à alimenter les débats et à faire grincer les dents chez les vendeurs de l’or noir dans les « marchés noirs » à kankan. Nombreux sont ceux d’entre eux qui n’apprécient l’idée.C’est le cas de Fodé Camara,un jeune étudiant rencontré dans la commune urbaine.Il vend le carburant depuis deux ans sur le marché noir.Contacté par notre rédaction,le trentenaire pense que la mesure pourrait impacter les habitants des localités éloignées qui selon lui manquent de stations d’approvisionnement de carburant. » Les villages n’ont pas d’autres moyens,si on leur donne pas l’opportunité de s’approvisionner en essence,ils vont souffrir.l’Etat doit les aider ».
Conscient du taux de chômage dans le pays,notre interlocuteur pense que la création de l’emploi serait la meilleure solution de faire occuper les jeunes. » Nous n’avons pas un endroit où se débrouiller,ce n’est pas notre vœux de vendre l’essence au marché parallèle. On le fait par manque d’emploi.L’Etat n’a qu’à nous aider en créant de l’emploi dans le pays ». A-t’il dit avant d’exhorter le gouvernement à l’apport des mesures d’accompagnement pour permettre une bonne sécurisation du carburant à l’entrée et à la sortie au niveau de nos différentes frontières.
Il est à préciser que de nombreux points de vente de carburant sont aménagés à kankan ainsi que dans ses différentes sous préfectures.Ils constituent de véritables sources de revenus pour plusieurs personnes.
Pour l’heure,Tout ce que nous pouvons dire, cette décision du Ministre Damatang est loin d’être respectée à kankan.
Mohamed slem Camara